Faire passer sa musique à la radio : la méthode

Mis à jour le 15 septembre 2026

Commencez par les radios locales et associatives qui choisissent leurs titres. Depuis la fiche Arcom de la station, remontez à l'éditeur puis au programmateur. Envoyez un master définitif avec ISRC, métadonnées figées et œuvre déclarée à la SACEM. Mettez en avant l'aide apportée aux quotas par un nouveau talent ou une nouvelle production.

La méthode en six étapes

  1. Choisir les radios qui décident de leur musique. Commencez par les radios locales et associatives, qui choisissent leurs titres sur place, plutôt que par les antennes qui reprennent un programme national.
  2. Trouver la personne à qui écrire. La fiche de la station sur le site de l’Arcom mène à son éditeur, puis au programmateur, jamais à l’animateur.
  3. Préparer le titre avant de l’envoyer. Le master est définitif, le code ISRC est dans le fichier, les métadonnées sont figées et l’œuvre est déclarée à la SACEM.
  4. Savoir ce que votre titre apporte à la station. Un nouveau talent ou une nouvelle production l’aide à remplir ses quotas. La fenêtre de neuf mois part du premier passage, pas de la sortie.
  5. Rédiger l’envoi. Un message court dit ce qu’est le titre, ce qu’il apporte à la station, comment l’écouter et comment vous joindre.
  6. Après l’envoi : la décision et le suivi. Le titre passe devant un comité. Il faut plusieurs semaines pour savoir s’il entre en playlist.

Choisir les radios qui décident de leur musique

L’Arcom classe les radios privées en cinq catégories, de A à E, selon leur vocation, locale ou nationale, et leur contenu. Cette lettre fixe leurs obligations de programmes et leur accès au marché publicitaire. Pour vous, elle indique surtout où se décide la musique. Les radios associatives de proximité, en catégorie A, et les radios locales ou régionales indépendantes, en catégorie B, choisissent leurs titres sur place. Les radios thématiques nationales, en catégorie D, et les généralistes nationales, en catégorie E, reçoivent une programmation décidée au niveau national. Les radios locales adossées à un réseau, en catégorie C, partagent la décision.

Qui décide de la musique, selon la catégorie de la station Cinq lignes, une par catégorie de radio FM en métropole, situation au 31 décembre 2023. Chaque ligne porte une bande représentant les 24 heures de la journée, partagée entre la part décidée sur place et la part décidée au national, puis le nombre d’opérateurs. Catégorie A, associatives de proximité : la station décide de sa musique, programme local de 4 h par jour, de 6 h 00 à 22 h 00, 581 opérateurs. Catégorie B, locales ou régionales indépendantes : la station décide de sa musique, programme local de 4 h par jour, de 6 h 00 à 22 h 00, 172 opérateurs. Catégorie C, locales adossées à un réseau : décision partagée, programme local de 3 h par jour au minimum, donc jusqu’à 21 heures sur 24 venues du réseau national, 59 opérateurs. Catégorie D, thématiques nationales : la musique est décidée au national, aucun programme local, 24 opérateurs. Catégorie E, généralistes nationales : la musique est décidée au national, aucun programme local, 4 opérateurs. Total 840 opérateurs. Catégorie Qui décide de la musique, sur 24 heures Opérateurs FM Trois catégories où la station décide, en tout ou en partie A Associatives de proximité Programme local : 4 h par jour, de 6 h 00 à 22 h 00 La station décide de sa musique 581 B Locales ou régionales indépendantes Programme local : 4 h par jour, de 6 h 00 à 22 h 00 La station décide de sa musique 172 C Locales adossées à un réseau Programme local : 3 h par jour au minimum 3 h jusqu’à 21 heures venues du réseau national 59 Deux catégories où la musique se décide au national D Thématiques nationales Programme local : aucun La musique est décidée au national 24 E Généralistes nationales Programme local : aucun La musique est décidée au national 4 0 h 6 h 12 h 18 h 24 h décidé sur place décidé au national Total : 840 opérateurs, FM métropole
Pour un artiste, « la radio » n’existe pas : trois catégories choisissent leurs titres sur place, les deux autres les reçoivent d’une programmation nationale.

Une station de catégorie C assure au moins trois heures de programme local par jour et reprend le reste d’un réseau national. Trois heures sont un plancher : jusqu’à 21 heures de son antenne se décident donc ailleurs. Pour une C, seules les heures locales valent un envoi. À l’inverse, une radio nationale diffuse les mêmes programmes sur toutes les zones où elle est autorisée. Une seule décision prise au national peut toucher jusqu’à 55 antennes locales. Le service public ne porte pas de lettre. Son réseau de proximité, passé sous le nom ici le 6 janvier 2025, compte 44 stations.

Commencez par les radios locales et associatives. Elles choisissent leurs titres sur place, et vous pouvez joindre la personne qui le fait. Les radios associatives représentent près de la moitié des éditeurs de métropole. Elles ont aussi une raison concrète de vous écouter. Pour toucher leur subvention d’exploitation, elles doivent diffuser chaque jour au moins quatre heures de programme d’intérêt local animé. De la musique diffusée sans animation ne remplit pas ces heures. Une interview, une session ou un plateau avec un artiste du coin les remplit. L’artiste local apporte ainsi à une radio associative ce dont son financement dépend. Environ 750 radios associatives ont été aidées en 2024, et ces aides pèsent en moyenne 40 % de leurs ressources.

Dans ces radios, la programmation passe souvent par un comité dont les membres se réunissent pour faire entrer et sortir des titres. Ce comité est souvent bénévole. Il est plus ouvert qu’une programmation nationale, et plus lent.

Deux réseaux peuvent donner plus de portée à un envoi. La fédération des radios associatives de musiques actuelles fonctionne par commission d’écoute : un partenariat avec un artiste y est validé à une majorité qualifiée de 70 % des avis exprimés, puis chaque radio membre diffuse cet artiste tous les jours. Un seul envoi peut donc aboutir sur plusieurs antennes, à condition de convaincre la commission. Le réseau des radios étudiantes réunit une trentaine d’antennes de catégorie A.

Trouver la personne à qui écrire

Il n’existe pas de guichet central pour envoyer sa musique aux radios françaises. Les listes d’adresses qui circulent ne sont pas vérifiées. Le contact se cherche station par station, en quatre temps.

  1. Listez les radios de votre zone. Balayez la bande FM au poste, ou consultez la page des fréquences par ville de l’Arcom, qui repère ce qui émet dans une commune. Cette page ne donne pas la catégorie des stations.
  2. Ouvrez la fiche de chaque station sur la liste des radios de l’Arcom, qui recense plus d’un millier de services. Chaque fiche porte les mêmes champs : nom du service, éditeur, catégorie, mode de diffusion et fréquences. La fiche d’Alouette, par exemple, indique l’éditeur SAS Alouette et la catégorie B : cette radio décide de sa musique. Notez la catégorie et l’éditeur de chaque antenne, puis écartez celles dont la musique se décide au national.
  3. Remontez de l’éditeur à un vrai contact. L’éditeur est la personne morale qui exploite la station. C’est le champ le plus utile de la fiche. Son nom se retrouve dans les mentions légales du site de la radio, dans un annuaire d’entreprises, parfois sur une page d’équipe.
  4. Passez par les organisations de radios pour aller au-delà de votre zone. Les Indés Radios regroupent des radios indépendantes, le SIRTI en est le syndicat, et la CNRA et le SNRL représentent les radios associatives. Ces deux dernières sont réunies depuis 2024 dans l’association Les Locales.

Écrivez au programmateur, ou au responsable de la programmation musicale. C’est la personne qui décide de faire entrer tel ou tel titre en programmation. Son intitulé varie d’une radio à l’autre. Cherchez son nom dans l’équipe de la station. À défaut, écrivez au directeur des programmes, dont la mission est de créer la stratégie de programme de l’antenne. N’écrivez jamais à l’animateur. Il tient ses tranches horaires selon un cahier des charges fixé par la direction des programmes, et ne choisit pas la musique.

Préparer le titre avant de l’envoyer

Le code ISRC identifie un enregistrement et le suit partout. Il sert aussi à répartir entre les ayants droit les rémunérations perçues pour ses diffusions. Vous ne recevez pas des codes un par un, mais une racine à partir de laquelle vous générez les vôtres. Cette racine se demande auprès de l’agence nationale, ouverte à tous sans adhésion, à l’étape du pré-mastering. L’agence annonce 48 heures.

Un code attribué ne se réutilise jamais. Un remix, un edit ou un changement de durée de plus de dix secondes demandent un nouveau code. Un remastering n’en demande pas. Les deux chiffres d’année du code sont ceux de son attribution, pas de l’enregistrement.

Beaucoup d’artistes autoproduits découvrent que leur distributeur a déjà attribué un ISRC à leur titre. Rien ne tranche publiquement s’il faut alors demander sa propre racine ou garder ce code. Une chose est sûre : le code à faire circuler est celui du fichier diffusé. Une racine demandée au pré-mastering reste le seul moyen de maîtriser vos codes.

Chaque code s’accompagne de six données de référence : le titre, le titre de version, le nom de l’artiste principal, la durée, le type et l’année de première publication. Écrivez votre nom d’artiste tel qu’il figure sur les pochettes des supports physiques ou sur les plateformes, avec une seule orthographe partout. Une erreur à cet endroit peut vous faire perdre des rémunérations. Placez le code dans le tag du fichier, le tag ID3 pour un MP3.

Le fichier que vous envoyez est celui qui passera à l’antenne. Envoyez donc le master définitif. Les consignes de format se lisent station par station, avant l’envoi. Une radio thématique, par exemple, n’accepte que des fichiers WAV ou MP3 en 44,1 kHz et 320 kbps, avec un objet de courriel normé et un fichier nommé Artiste - Titre. Les grandes antennes ne publient pas de consigne de ce type.

Déclarez aussi l’œuvre à la SACEM avant les premières diffusions. Adhérer ne suffit pas : sans déclaration, rien ne vous sera versé automatiquement.

Savoir ce que votre titre apporte à la station

Une radio privée doit diffuser au moins 40 % de chansons d’expression française, dont la moitié au moins de nouveaux talents ou de nouvelles productions. Cette part de nouveaux talents et de nouvelles productions se compte sur le total des chansons diffusées. Le détail de ces règles est dans notre guide des quotas. Votre titre peut aider la station à remplir cette obligation. C’est l’argument de votre envoi.

Nouveau talent est un statut d’artiste, nouvelle production un statut de titre. Un artiste confirmé peut donc avoir, lui aussi, des nouvelles productions.

Est nouveau talent tout artiste ou groupe qui n’a pas dépassé le seuil de 100 000 ventes pour deux albums distincts. Une vente vaut 1 500 écoutes de plus de 30 secondes sur les offres payantes. L’Arcom publie la liste des artistes confirmés. Cherchez-y votre nom : s’il n’y figure pas, vous êtes nouveau talent, et vous pouvez l’écrire dans votre envoi.

Un titre est une nouvelle production pendant neuf mois à partir de sa première diffusion sur une radio, à condition d’obtenir au moins trois passages par semaine pendant deux semaines consécutives. La fenêtre part du premier passage, pas de la sortie. Un passage isolé n’ouvre rien. Faire tourner un titre sur une seule antenne six mois avant sa campagne consomme la fenêtre. Notez la date du premier passage, où qu’il ait lieu : c’est elle qui déclenche l’horloge des neuf mois.

Deux compteurs qui ne partent pas de la sortie Trois lignes superposées. Première ligne, la sortie commerciale, qui n’est pas un compteur : rien ne se déclenche à la sortie. Deuxième ligne, la nouvelle production, un statut du titre : une barre de neuf mois qui part de la première diffusion sur une radio et non de la sortie, et qui ne s’ouvre qu’avec au moins trois passages hebdomadaires pendant deux semaines consécutives. Troisième ligne, l’entrée en playlist, un seuil de mesure : un point et non une durée, la première semaine où le titre atteint trois diffusions sur une même chaîne, soit le même seuil de trois diffusions que la nouvelle production mais un compteur distinct. Sortie commerciale ce n’est pas un compteur rien ne se déclenche à la sortie Nouvelle production statut du titre départ : la première diffusion sur une radio, pas la sortie neuf mois la fenêtre ne s’ouvre qu’avec au moins 3 passages hebdomadaires pendant 2 semaines consécutives Entrée en playlist seuil de mesure départ : la première semaine à 3 diffusions sur une même chaîne un instant, pas une durée même seuil de 3 diffusions que la nouvelle production, compteurs distincts
La sortie ne déclenche rien : c’est le premier passage à l’antenne qui lance l’horloge des neuf mois.

La station a aussi intérêt à varier ses titres. Quand plus de la moitié de ses diffusions francophones se concentre sur ses dix titres francophones les plus programmés, les diffusions au-delà de ce seuil ne comptent plus dans le quota. Faire tourner davantage ces dix titres ne lui rapporte rien. Un onzième lui est utile.

Un passage ne compte qu’à partir de deux minutes, ou si le titre passe en entier. Un passage de nuit ne compte pas dans le quota, mais il ne coûte rien à la station.

Une chanson compte comme francophone si plus de la moitié de sa durée chantée est en français ou dans une langue régionale en usage en France. La nationalité de l’artiste n’entre pas en compte : un artiste français qui chante en anglais ne sert pas le quota francophone. Son titre peut en revanche être une nouvelle production, et servir le taux de nouvelles productions de la station.

Rédiger l’envoi

Aucune norme française publiée ne fixe le contenu d’un envoi aux radios. Un envoi utile tient en quatre blocs : ce qu’est le titre, ce qu’il apporte à la station, comment l’écouter, comment vous joindre. Avant d’écrire, lisez la page d’envoi de la station quand elle existe, puis respectez sa consigne de format et de nommage.

Objet : [Demande de diffusion] Lise Marchand - Les Grues du port

Bonjour, « Les Grues du port » est chanté en français du début à la fin, 3 min 24, sorti le 6 mars. Je ne figure pas dans la liste des artistes confirmés publiée par l’Arcom : le titre compte en nouveau talent pour votre antenne. Il n’a été diffusé sur aucune radio à ce jour, sa fenêtre de neuf mois de nouvelle production est donc entière et s’ouvrira à votre premier passage. Master WAV 44,1 kHz et écoute ici : lien. L’ISRC est dans le tag du fichier. Je produis moi-même l’enregistrement. Je vis à Saint-Nazaire et je peux venir jouer en studio ou en plateau, seule ou en duo. Lise Marchand, 06 00 00 00 00

Chaque ligne répond à un besoin de la station : son quota francophone, sa part de nouveaux talents, sa fenêtre de nouvelle production, son programme local animé si elle est associative, un fichier diffusable sans retouche. N’y mettez pas de superlatif, pas de biographie de deux pages, pas de pièce jointe quand la station demande un lien.

Après l’envoi : la décision et le suivi

Votre titre arrive devant un comité de sélection. Le programmateur y participe, suit en temps réel les obligations de la station, ses quotas comme les rotations maximales des titres, et construit les horloges de l’antenne. Votre titre entre donc dans un arbitrage soumis à des contraintes chiffrées.

L’antenne se construit en horloges. Une horloge vaut une heure : c’est une suite chronologique de catégories de titres, organisée et répartie dans l’heure. La rotation d’un titre en découle par un calcul : elle dépend du nombre de titres dans sa catégorie et du nombre de fois où cette catégorie est appelée dans les horloges. Une catégorie chargée fait tourner chaque titre moins souvent.

Ces catégories sont des fonctions d’antenne, pas des notes. Un titre ancien très aimé rassure l’auditeur, une nouveauté situe l’antenne dans l’air du temps. Elles n’ont rien à voir avec les catégories A à E de l’Arcom. Un titre y entre surtout selon la notoriété de l’artiste, puis selon celle du titre. Un premier titre entre rarement en forte rotation.

Le logiciel de programmation ne juge pas la musique : c’est un moteur de contraintes. Il applique les règles que le programmateur lui donne, par exemple six heures d’écart entre deux titres d’un même auteur, après avoir qualifié chaque titre par son style, sa langue, son tempo, sa tonalité ou son artiste. Ce sont vos métadonnées qui rendent le titre programmable. Encore faut-il qu’il existe dans la base musicale de la station.

Une fois à l’antenne, le titre est testé chaque semaine auprès des auditeurs. On leur demande s’ils le connaissent, s’ils l’aiment, et s’ils l’entendent trop ou pas assez.

Sur une radio musicale à playlist courte, le choix est très contraint, et le coup de cœur n’y a guère sa place. Dans une radio associative, le comité laisse plus de place à la découverte. Les modèles varient aussi au sein d’une même maison : ici la décision se prend émission par émission, avec trois titres par heure, là l’écoute alimente une playlist d’environ 70 à 80 titres, ailleurs le stock n’a pas de limite. Moins une antenne joue de titres, plus elle cherche à fédérer.

Le chemin d’un titre dans une station, de l’envoi à la rotation Un parcours en sept étapes numérotées de un à sept, de haut en bas. Étape un, l’envoi arrive au responsable de la programmation musicale, jamais à l’animateur ; il suit un cahier des charges fixé par la direction des programmes. Étape deux, le comité de sélection : les titres reçus passent devant un comité avant d’être programmés. Étape trois, le titre doit exister dans la base musicale du groupe, sans quoi il n’est pas programmable. Étape quatre, il est affecté à une catégorie de rotation, qui est une fonction d’antenne et non une note de qualité : un titre y entre surtout selon la notoriété de l’artiste, puis celle du titre, et un premier titre entre rarement en forte rotation. Étape cinq, l’horloge : une horloge égale une heure, et la rotation dépend du nombre de titres dans la catégorie et du nombre de fois où elle est appelée dans l’heure, si bien qu’une catégorie trop peuplée fait baisser la rotation de chacun. Étape six, le logiciel applique les contraintes, dont six heures minimum entre deux titres d’un même auteur. Étape sept, une fois à l’antenne, le titre est testé chaque semaine sur trois indicateurs : connu ou pas, aimé ou pas, trop ou pas assez entendu. Les étapes deux à cinq portent la mention filtre : quatre filtres au moins, dont deux purement mécaniques, la base musicale et le calcul de rotation. 1 Le responsable de la programmation musicale point d’entrée Jamais à l’animateur. Il suit un cahier des charges fixé par la direction des programmes. 2 Le comité de sélection filtre Les titres reçus passent devant un comité avant d’être programmés. 3 La base musicale du groupe filtre mécanique Un titre absent de la base n’est pas programmable. Rien à arbitrer : il y est ou il n’y est pas. 4 La catégorie de rotation filtre Une fonction d’antenne, pas une note de qualité. Un titre y entre surtout selon la notoriété de l’artiste, puis celle du titre. Un premier titre entre rarement en forte rotation. 5 L’horloge et le calcul de rotation filtre mécanique Une horloge égale une heure. La rotation dépend du nombre de titres dans la catégorie et du nombre de fois où elle est appelée dans l’heure. Une catégorie trop peuplée fait baisser la rotation de chacun. 6 Le logiciel applique les contraintes contrainte automatique 6 heures minimum entre deux titres d’un même auteur. 7 Le test, chaque semaine à l’antenne Trois indicateurs, une fois à l’antenne : connu ou pas, aimé ou pas, trop ou pas assez entendu. 4 filtres au moins, dont 2 purement mécaniques : la base musicale et le calcul de rotation.
Deux des quatre filtres ne relèvent d’aucun goût : un titre absent de la base musicale n’est pas programmable, et la rotation est un calcul.

Un passage ne suffit pas à dire qu’un titre a trouvé sa place sur une antenne. Le seuil qui sépare un simple passage d’une entrée en playlist est chiffré. Entrer en playlist, c’est obtenir pour la première fois au moins trois diffusions par semaine sur une même station. Le seuil est le même que celui de la nouvelle production, mais les deux compteurs sont distincts. En 2024, ces entrées en playlist représentent 12 % des nouveaux titres diffusés, mais 73 % de leurs diffusions.

Il faut plusieurs semaines pour juger. Le titre est d’abord exposé à l’antenne, puis repéré par les auditeurs, avant de pouvoir être apprécié. Un passage isolé ne dit donc rien du résultat. Aucune règle publique ne dit combien de radios contacter ni quand relancer. Aucune ne dit non plus combien de semaines avant la sortie présenter un titre. Les valeurs qui circulent viennent d’entreprises qui vendent la prestation de promotion.

Pour vérifier qu’un titre est passé, l’Arcom publie le fichier des nouvelles productions. Il donne titre par titre les dates d’ouverture et de fermeture de la fenêtre de neuf mois, avec un décalage. Aucune démarche de dépôt n’existe : c’est la diffusion qui crée le statut.

Les chiffres publics de diversité musicale ne portent que sur un panel de 65 stations, 60 musicales et 5 parlées. Un passage sur une station hors panel est réel, mais il n’apparaît dans aucun de ces chiffres. Ne concluez pas à un échec parce que votre titre n’y figure pas.

Questions fréquentes

Faut-il un label pour passer à la radio ?

Non, aucune règle ne l’exige. Un artiste autoproduit est producteur de son enregistrement. Il peut demander sa propre racine ISRC sans adhérer à aucun organisme, et il compte comme nouveau talent tant qu’il ne figure pas dans la liste des artistes confirmés de l’Arcom. Le label est nécessaire à certaines aides, pas à une diffusion.

À qui envoyer sa musique ?

Au programmateur ou au responsable de la programmation musicale d’une radio qui décide de sa musique, à défaut au directeur des programmes. Pas à l’animateur, qui applique un cahier des charges fixé par la direction des programmes. La fiche de la station sur le site de l’Arcom donne son éditeur, point de départ pour trouver le bon contact. Commencez par les radios locales et associatives de votre zone.

Pourquoi ma musique ne passe pas à la radio ?

Plusieurs causes précèdent toute question de goût. La station visée reprend peut-être la programmation d’un réseau national : votre envoi n’arrive alors pas à la personne qui décide. Sa catégorie de rotation est peut-être déjà chargée, et un premier titre y entre rarement en forte rotation. Le titre doit aussi exister dans sa base musicale, avec des métadonnées propres, pour être programmable.

Comment savoir si ma musique est passée à la radio ?

Le fichier des nouvelles productions de l’Arcom donne, titre par titre, les dates d’ouverture et de fermeture de la fenêtre de neuf mois, avec un décalage. C’est la diffusion qui y fait entrer un titre, sans aucune démarche de votre part. Les chiffres publics de diversité musicale ne portent, eux, que sur 65 stations.

Faut-il payer pour passer à la radio ?

Non. L’argent circule dans l’autre sens : c’est la radio qui verse des droits aux artistes-interprètes et aux producteurs pour diffuser leurs enregistrements, sans avoir à leur demander d’autorisation. Ce qui peut se payer, c’est le travail d’un attaché de promotion.

Combien de temps avant de savoir si cela marche ?

Plusieurs semaines. Un titre est d’abord exposé à l’antenne, puis repéré par les auditeurs, avant d’être apprécié ou non et diffusé en conséquence. Le bon signal est une entrée en playlist : au moins trois diffusions par semaine sur une même station. Une fois entré, le titre est encore testé chaque semaine auprès des auditeurs.

RadioTracker mesure les diffusions des radios françaises et permet de retrouver quand et où un titre est passé à l’antenne.

Sources

Tester RadioTracker Voir les stations suivies